Pourquoi les Français préfèrent Bayonne, Pau ou Avignon
Le charme est difficile à définir. Ce constat vaut aussi pour une ville qui attire ou n’attire pas, pour des raisons parfois étonnantes. Ainsi, d’après la dernière étude réalisée en partenariat par le Crédit Foncier et l’Université Paris-Dauphine, certaines caractéristiques souvent considérées à priori comme des atouts n’ont en réalité pas ou très peu d’influence sur la décision de venir s’y installer.
Contrairement aux idées reçues, la ville idéale n’est pas une ville étudiante. Une offre importante d’établissements supérieurs ne suffit pas à fixer durablement la population étudiante, très mobile par nature. Mais à l’inverse, une ville marquée par une importante population étudiante ou une part élevée de jeunes cumule les points négatifs. Plus étonnant encore, une forte présence de séniors joue au contraire en faveur de la ville.
Le dynamisme économique, lui aussi longtemps considéré comme un aimant, ne suffit plus. Une ville offrant des emplois, c’est bien ; encore faut-il qu’elle soit à échelle humaine. Plus concrètement, les grandes villes -Paris la première- ont beau offrir du travail, elles n’attirent plus. Les ménages privilégient leur bien-être et préfèrent poser leurs valises dans une commune offrant de nombreux commerces de proximité, de nombreux médecins spécialistes, beaucoup d’hôtels et évidemment un climat agréable. Voilà comment, au final, les grandes gagnantes de cette étude sont pour la plupart des villes de taille moyenne telles qu’Ajaccio, Perpignan, Bayonne, Arcachon….

Pour aller plus loin :
Résidence secondaire : le coeur et la raison
La mobilité des cadres dans les dynamiques de peuplement des aires urbaines françaises.pdf
04/10/2011




