Fini la location saisonnière en ville ?
Les heureux propriétaires d’un bel appartement situé dans le Marais, à Saint-Germain-des Près ou dans un autre arrondissement touristique de la capitale, loué à la semaine ou au week-end font grise mine. De même que les agences immobilières qui s’étaient spécialisées dans la location meublée de courte durée. La municipalité qui reproche depuis quelque temps déjà à cette « mode » de priver les parisiens de logements et surtout de contribuer à la flambée des prix –ce mode de location offrant des rentabilités pouvant parfois atteindre deux chiffres- se montre de plus en plus virulente. Menacés de poursuites, d’amendes de plusieurs de dizaines de milliers d’euros… certains propriétaires qui pratiquaient jusqu’alors cette activité de façon épisodique et bien souvent sans autorisation préalable vont devoir régulariser cette situation.
Soit en achetant une surface équivalente à celle qu’ils louaient ainsi de façon saisonnière. Et ce dans le même arrondissement. Rien que ça ! Quand on connaît le niveau des prix parisiens mais aussi la rareté de l’offre on peut imaginer que les bailleurs y réfléchiront à deux fois.
Autre option : acheter une « Cession de commercialité », d’une surface au moins équivalente à l’appartement loué à un bailleur social ou à un promoteur désireux de transformer un immeuble de bureaux en logements. Là encore, si cette solution est un peu moins onéreuse –compter 1000 euros du mètre carré environ- la rareté de l’offre rend la tâche complexe. Au risque de voir les propriétaires préférer laisser leurs logements vacants plutôt que de se démener pour une activité qui ne sera finalement plus si rentable.
Bon à savoir
Vous êtes propriétaire ? Eh bien louez maintenant !
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04/10/2011




