Acheter à deux en concubinage, comment s’y prendre ?

Léa (35 ans) Paul (38 ans), sans enfants, La Roche-sur-Yon.
Léa et moi commencions à trouver stupide de payer 2 loyers chaque mois, alors qu’elle passait la plupart de ses nuits chez moi. Nous avons mis un peu de temps à faire le pas de vivre ensemble, question d’indépendance, mais nous avons fini par le faire et nous sommes même allés jusqu’à acheter à deux : le grand saut ! 
Le notaire nous a expliqué qu'acheter à deux qu’en n’étant ni mariés, ni pacsés, il était très important d’être vigilants sur les quotes-parts définies dans l’acte d’achat, car si rien n’est précisé, le bien sera censé nous appartenir à parts égales, même si ce n’est pas la réalité.
De plus en cas de décès ou de séparation, l’administration fiscale pourrait requalifier l’opération en donation déguisée si elle estime qu’il y a disproportion manifeste, par exemple des quotes-parts, établies à 50/50 dans l’acte d’achat, alors que le bien est financé à 70/30. Nous suivrons donc scrupuleusement les conseils de notre notaire pour établir le bon contrat, qui se fera en indivision.
Je gagne mieux ma vie que Léa, qui travaille en libéral, et j’ai financé notre projet à hauteur des trois quarts de son coût environ, comprenant mon apport personnel. Nous avons bien stipulé la répartition de nos quotes-parts dans l’acte notarié et avons signé une convention d’indivision à durée indéterminée. L’autre façon de faire aurait été de créer une SCI (société civile immobilière).
Enfin, on vous le dit quand même, la liberté a un prix : les concubins ne sont pas trop protégés, alors surtout consultez votre notaire ! Quant à l’atterrissage, il se déroule parfaitement… rapport au grand saut. Vous me suivez ?







